Ipsen va acquérir Memo Therapeutics AG, élargissant son portefeuille de maladies rares grâce à l’ajout d’un anticorps premier de sa classe ciblant le polyomavirus BK  

  • Acquisition centrée sur le potravitug, un anticorps monoclonal premier de sa classe au stade clinique, ciblant le polyomavirus BK
  • L’ensemble des données issues de l’essai de phase II SAFE KIDNEY II soutient le lancement d’un essai de phase II/III pivot plus tard cette année
  • Ipsen élargit son portefeuille dans les maladies rares pour inclure une infection post-transplantation fréquente et grave pour laquelle il n’existe actuellement aucun traitement ciblé approuvé

PARIS, FRANCE ET SCHLIEREN/ZURICH, SUISSE, 1 JUILLET 2026 - Ipsen (Euronext: IPN; ADR: IPSEY) et Memo Therapeutics AG ont annoncé aujourd’hui avoir conclu un accord définitif d’acquisition d’actions en vertu duquel Ipsen a accepté d’acquérir l’intégralité des actions émises et en circulation de Memo Therapeutics AG. L’acquisition envisagée est centrée sur le potravitug, un anticorps au stade clinique de phase II ciblant le polyomavirus BK (BKPyV). La néphropathie associée au polyomavirus BK constitue une complication clinique grave et fréquente chez les patients ayant bénéficié d’une transplantation rénale, pouvant conduire à la perte du greffon et à l’échec de la transplantation. Le potravitug a obtenu la désignation « Fast Track » de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis en mai 2023, ainsi que la désignation de médicament orphelin dans l’Union européenne en décembre 2025.

« Cette acquisition renforce notre engagement à fournir des solutions innovantes aux patients présentant des besoins médicaux importants non satisfaits », a déclaré Christelle Huguet, PhD, Vice-Présidente Exécutive et Directrice de la R&D chez Ipsen. « Avec le potravitug, nous avons l’opportunité d’ajouter à notre portefeuille dans les maladies rares un actif prometteur, premier de sa classe, et de répondre aux conséquences cliniques importantes de la néphropathie associée au virus BK chez les receveurs de greffe rénale, où les standards de soins actuels peuvent compromettre la réussite de la transplantation et les résultats du greffon. »

Le potravitug est un anticorps monoclonal dirigé contre la protéine VP1 de la capside du virus BK. Il agit en bloquant l’attachement du virus et son entrée dans les cellules, empêchant ainsi l’infection des cellules hôtes et la réplication virale qui s’ensuit. L’essai de phase II SAFE KIDNEY IIi constitue le plus vaste essai clinique contrôlé contre placebo consacré au traitement de la néphropathie associée au BKPyV (BKPyVAN) chez les patients transplantés rénaux, avec 95 patients recrutés sur 22 centres aux États-Unis. Les résultats ont démontré l’efficacité du potravitug, notamment avec une plus grande proportion de patients atteignant une réduction de la charge virale d’au moins 1log10 ou un niveau indétectable du virus par rapport au placebo à la semaine 20, ainsi qu’une amélioration histologique de la BKPyVAN. L’ensemble des données a mis en évidence une forte valeur clinique du potravitug, qui a démontré un effet antiviral durable et significatif tout en réduisant l’incidence de la BKPyVAN. À la semaine 38, 24,4 % des patients traités avaient atteint une ADNémie BKPyV en dessous du seuil de détection, contre 13,0 % dans le groupe placebo. Des réductions de charge virale supérieures à 2 log10 ont été observées chez respectivement 40,3 % et 24,7 % des patients. À la semaine 20, la proportion de patients présentant une BKPyVAN confirmée par biopsie est passée de 51,2 % à 31,6 % dans le groupe potravitug, tandis qu’aucune évolution n’a été observée dans le groupe placebo. Le potravitug a été bien toléré, sans qu’aucun événement indésirable grave lié au traitement ne soit rapporté. À la suite de la présentation de résultats supplémentaires le mois dernier lors du congrès de l’Association européenne de néphrologie (European Renal Association), l’ensemble des données SAFE KIDNEY II présenté lors de l’ATC 2026 renforce le potentiel clinique du potravitug avant le lancement prévu de l’essai SAFE KIDNEY III plus tard cette année.

Erik van den Berg, directeur général de Memo Therapeutics AG, a déclaré : « Cette journée marque une étape déterminante dans l’histoire de Memo Therapeutics AG et valide plusieurs années d’innovation scientifique. Nous sommes ravis qu’Ipsen ait choisi de poursuivre le développement de ce médicament important. Grâce à son expertise reconnue dans le développement et la commercialisation de traitements destinés aux maladies rares, Ipsen est en mesure de permettre à cet actif novateur de réaliser pleinement son potentiel et d’apporter un changement majeur dans la vie de milliers de patients transplantés rénaux atteints d’une infection à BKPyV.»

« La néphropathie associée au polyomavirus BK représente un défi clinique majeur chez les receveurs de greffe rénale. » a déclaré Darshana Dadhania, MD, MS, FAST, Directrice médicale du programme de transplantation rénale et pancréatique, directrice adjointe du laboratoire d'immunogénétique et d'histocompatibilité, et professeure agrégée de médecine à Weill Cornell Medicine « En l'absence de traitement ciblé approuvé, les cliniciens sont contraints de réduire le traitement immunosuppresseur, ce qui augmente le risque de rejet du greffon et de perte du greffon. Compte tenu de la fréquence et de la gravité des conséquences de la réactivation du virus BK, il demeure un besoin urgent de traitements efficaces permettant d'éviter ce compromis. »

Détails de la transaction
Selon les termes des accords, les actionnaires de Memo Therapeutics AG recevront un paiement de 200 millions d’euros, sur une base sans trésorerie ni dette (« cash-free, debt-free »), à la clôture de la transaction. Ils pourront également percevoir des paiements différés conditionnés à l’atteinte de jalons spécifiques de développement, d’approbation réglementaire et de performance commerciale, pour une contrepartie totale potentielle excédant 700 millions d’euros. Comme condition préalable à la finalisation de la transaction, les actifs et les employés de Memo Therapeutics AG non liés au potravitug seront transférés à une société nouvellement créée, Memorises Bio, qui restera détenue par les actionnaires de Memo Therapeutics AG.

La finalisation de la transaction est attendue au cours du troisième trimestre 2026, sous réserve de la réalisation des conditions de clôture habituelles. L’impact de cette acquisition proposée à un stade intermédiaire est déjà intégré aux perspectives financières annuelles actuelles d’Ipsen.

Conseillers
Kate Romain, Anne Robert et Juliette Grouzet de Bredin Prat (Paris), ainsi qu’Andreas Rötheli, Floran Ponce et Federico Trabaldo Togna de Lenz & Staehelin (Suisse), ont agi en tant que conseillers juridiques d’Ipsen. Centerview Partners agit en tant que conseiller financier exclusif de Memo Therapeutics AG, avec Goodwin (Londres) et Baker McKenzie (Suisse) en tant que conseillers juridiques.

A propos de potravitug
Le potravitug est un anticorps monoclonal premier de sa classe ciblant le polyomavirus BK (BKPyV) chez les receveurs de greffe rénale. Il a montré des résultats prometteurs dans les essais cliniques, avec une réponse antivirale et une résolution de la néphropathie associée au BKPyV significatives. Ces résultats reposent sur l’essai de phase II SAFE KIDNEY II, la plus vaste étude contrôlée contre placebo réalisée dans cette population de patients. Des analyses complémentaires présentées lors de congrès internationaux de néphrologie et de transplantation sont venues renforcer son profil clinique et soutenir les prochaines étapes de son développement.

A propos du BK polyomavirus
Le polyomavirus BK (BKPyV) est un virus courant auquel la plupart des individus sont exposés durant l’enfance et qui demeure généralement latent dans l’organisme.ii Cependant, chez les personnes immunodéprimées, notamment les receveurs de greffe rénale traités par médicaments anti-rejet (immunosuppression), le virus peut se réactiver et se multiplier.

Environ 90 % des receveurs de greffe rénale sont séropositifs pour un sérotype du BKPyV.iii Des taux élevés de BKPyV dans le sang sont observés chez environ 30 % des patients au cours de la première année suivant la transplantation, témoignant d’une réactivation virale.iv

La réactivation du polyomavirus BK et la néphropathie qui peut en résulter (BKVAN) peuvent avoir des conséquences graves, notamment une augmentation du risque de perte du greffon et la nécessité d’une dialyse ou d’une nouvelle transplantation. Aucun traitement ciblé approuvé n’est actuellement disponible contre le BKPyV et la prise en charge clinique repose sur un équilibre délicat entre la protection du greffon et le contrôle du virus, principalement par la réduction de l’immunosuppression.vvi

Plus de 100 000 transplantations rénales sont réalisées chaque année dans le monde. Aux États-Unis, plus de 28 000 transplantations sont effectuées annuellement et plus de 90 000 patients figurent sur liste d’attente pour une greffe.vii

A propos d’Ipsen
Nous sommes une entreprise biopharmaceutique mondiale dont l’objectif est de proposer des traitements innovants aux patients dans trois aires thérapeutiques : l’oncologie, les maladies rares et les neurosciences. Notre portefeuille de projets repose sur l’innovation interne et externe et s’appuie sur près de 100 ans d’expérience en développement ainsi que sur des pôles d’excellence mondiaux situés aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni. Nos équipes présentes dans plus de 40 pays et nos partenariats à travers le monde nous permettent de proposer des médicaments dans plus de 100 pays.

Ipsen est coté à Paris (Euronext : IPN) et aux États-Unis via un programme d’American Depositary Receipts (ADR de niveau I : IPSEY). Pour plus d’informations, consultez ipsen.com.

À propos de Memo Therapeutics AG
Memo Therapeutics AG (MTx) est une société biotechnologique en phase avancée de développement qui transforme la diversité unique de la réponse immunitaire humaine en médicaments de nouvelle génération grâce au développement d’anticorps « best-in-class » destinés au traitement des infections virales et du cancer. Son programme principal, le potravitug, ciblant l’infection à BKPyV chez les receveurs de greffe rénale, pourrait devenir le premier traitement modificateur de la maladie associée au BKPyV. Les actifs de MTx reposent sur sa technologie brevetée DROPZYLLA®, une plateforme de reproduction de répertoires d’anticorps dotée de capacités de criblage à résolution unicellulaire et à haut débit. En reproduisant les gènes d’anticorps provenant de millions de lymphocytes B humains, DROPZYLLA® permet l’identification des anticorps les plus efficaces créés par le système immunitaire humain contre des virus ou des cellules cancéreuses et le développement de ces anticorps en médicaments.

MTx est une société privée basée à Schlieren/Zurich et soutenue par des investisseurs tels que Ysios Capital, Kurma Partners, Pureos Bioventures, Swisscanto, Vesalius Biocapital et Adjuvant Capital. Pour en savoir plus : www.memo-therapeutics.com ainsi que sur LinkedIn.

Les actifs de Memo Therapeutics AG non liés au potravitug, notamment sa collaboration avec CSL dans le cadre du projet Rec-IgG, la plateforme de découverte d’anticorps DROPZYLLA®, ainsi que les employés de Memo Therapeutics AG qui ne sont pas directement impliqués dans le programme potravitug, seront transférés à une filiale nouvellement créée, Memorises Bio. Ces actifs seront conservés par les actionnaires de Memo Therapeutics AG dans le cadre d’une opération de carve-out réalisée préalablement à la clôture de la transaction.

Contacts

 
   
Investisseurs    
Henry Wheeler henry.wheeler@ipsen.com +33 7 66 47 11 49
Khalid Deojee khalid.deojee@ipsen.com +33 6 66 01 95 26
     
Médias    
Sally Bain sally.bain@ipsen.com +1 857 320 0517
Anne Liontas anne.liontas.ext@ipsen.com +33 7 67 34 72 96
     
     
Memo Therapeutics AG Contacts

 
   
Memo Therapeutics AG info@memo-therapeutics.com  
     
ICR Healthcare
Amber Fennell, Ashley Tapp
memotx@icrhealthcare.com +44 (0)20 3709 5700
     
     

Avertissements et déclarations prospectives
Les déclarations prospectives, objectifs et cibles contenus dans le présent document sont fondés sur la stratégie de la direction d’Ipsen, ses opinions actuelles et ses hypothèses. Ces déclarations impliquent des risques et des incertitudes, connus et inconnus, pouvant entraîner des écarts significatifs entre les résultats, performances ou événements réels et ceux anticipés. L’ensemble des risques mentionnés ci-dessus pourrait affecter la capacité future d’Ipsen à atteindre ses objectifs financiers, établis sur la base d’hypothèses macroéconomiques jugées raisonnables au regard des informations disponibles à ce jour.
L’utilisation de termes tels que « croit », « anticipe » ou « s’attend à », ainsi que d’expressions similaires, vise à identifier des déclarations prospectives, y compris les attentes d’Ipsen concernant des événements futurs, notamment en matière de dépôts réglementaires et de décisions associées. Par ailleurs, les objectifs décrits dans ce document ont été élaborés sans tenir compte d’hypothèses de croissance externe ni d’éventuelles acquisitions futures, susceptibles de modifier ces paramètres. Ces objectifs reposent sur des données et des hypothèses considérées comme raisonnables par Ipsen. Ils dépendent de conditions ou de faits susceptibles de se produire à l’avenir et non exclusivement de données historiques. Les résultats réels peuvent s’écarter sensiblement de ces objectifs en raison de la survenance de certains risques et incertitudes, notamment le fait qu’un médicament prometteur en phase de développement précoce ou d’essai clinique puisse ne jamais être commercialisé ou ne pas atteindre ses objectifs commerciaux, notamment pour des raisons réglementaires ou concurrentielles. Ipsen doit faire face, ou pourrait être amené à faire face, à la concurrence de médicaments génériques, ce qui pourrait se traduire par une perte de parts de marché. En outre, le processus de recherche et de développement comporte plusieurs étapes, chacune comportant un risque substantiel d’échec, pouvant contraindre Ipsen à abandonner le développement d’un médicament dans lequel des investissements importants ont été réalisés. Ipsen ne peut donc garantir que les résultats favorables observés lors des études précliniques seront confirmés lors des essais cliniques, ni que les résultats des essais cliniques seront suffisants pour démontrer l’innocuité et l’efficacité du médicament concerné. Aucune garantie ne peut être donnée quant à l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires ni quant au succès commercial du médicament. Si les hypothèses sous-jacentes se révèlent inexactes, ou si des risques ou incertitudes se matérialisent, les résultats réels pourraient différer sensiblement de ceux indiqués dans les déclarations prospectives. D’autres risques et incertitudes comprennent, sans s’y limiter, les conditions générales du secteur et la concurrence ; les facteurs économiques globaux, notamment les fluctuations des taux d’intérêt et des taux de change ; l’impact de la réglementation du secteur pharmaceutique et de la législation en matière de santé ; les risques liés à des évolutions réglementaires ou politiques imprévues, telles que des modifications des réglementations fiscales ou commerciales, y compris les mesures protectionnistes, notamment aux États-Unis ; les tendances mondiales visant à contenir les coûts de santé ; les avancées technologiques et les nouveaux médicaments et brevets développés par des concurrents ; les défis inhérents au développement de nouveaux médicaments, y compris l’obtention des autorisations réglementaires ; la capacité d’Ipsen à anticiper avec précision les conditions futures du marché ; les difficultés ou retards de fabrication ; l’instabilité financière des économies internationales et les risques souverains ; la dépendance à l’efficacité des brevets d’Ipsen et aux autres protections de ses médicaments innovants ; ainsi que l’exposition à des litiges, y compris en matière de propriété intellectuelle, et/ou à des actions réglementaires. Ipsen dépend également de tiers pour le développement et la commercialisation de certains de ses médicaments, susceptibles de générer des redevances significatives. Ces partenaires peuvent adopter des comportements susceptibles de nuire aux activités et aux résultats financiers d’Ipsen. Ipsen ne peut garantir que ses partenaires rempliront leurs obligations ni qu’il pourra tirer un bénéfice de ces accords. Une défaillance de l’un des partenaires d’Ipsen pourrait entraîner des revenus inférieurs aux attentes. De telles situations pourraient avoir un impact négatif sur l’activité, la situation financière ou les performances d’Ipsen. Ipsen décline expressément toute obligation ou engagement de mettre à jour ou de réviser les déclarations prospectives, objectifs ou estimations contenus dans le présent communiqué de presse afin de refléter toute évolution des événements, conditions, hypothèses ou circonstances sur lesquels ces déclarations sont fondées, sauf si la loi applicable l’exige. L’activité d’Ipsen est soumise aux facteurs de risque décrits dans ses documents d’enregistrement déposés auprès de l’Autorité des marchés financiers. Les risques et incertitudes mentionnés ci-dessus ne sont pas exhaustifs et le lecteur est invité à consulter le Document d’Enregistrement Universel le plus récent d’Ipsen, disponible sur ipsen.com.


i https://clinicaltrials.gov/study/NCT05769582
ii https://www.kidney.org/kidney-topics/bk-virus-what-transplant-patients-need-to-know
iii B. Demey et al. Risk factors for BK viremia and nephropathy after kidney transplantation: a systematic review. J Clin Virol. 2018 Dec;109:6-12. B. Demey et al. Risk factors for BK viremia and nephropathy after kidney transplantation: a systematic review. J Clin Virol. 2018 Dec;109:6-12.
iv S. Kant et al. BK Virus Nephropathy in Kidney Transplantation: A State-of-the-Art Review. Viruses 2022 Jul 25; 14 (8):1616
v C.N. Kotton et al. The second international consensus guidelines on the management of BK polyomavirus in kidney transplantation. Transplantation. 2024 Sep 1;108(9):1834-1866.
vi UK Guidelines: UK Guideline on Management of Bk Polyomavirus (BKPyV) Infection and Disease Following Kidney Transplantation - British Transplantation Society
vii K.L. Lentine et al. OPTN/SRTS 2021 annual data report: kidney. Am. J. Transplant. 23 (2 Suppl 1) (2023). P. S21-S120

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